Marquage anti-contrefaçon

Le marquage anti-contrefaçon

L’industrie a son fléau: la contre-façon. selon les chiffres de l’Office européen pour la propriété intellectuelle. Les produits contrefaits ou piratés coûteraient près de 60 milliards d’euros par an à treize secteurs clefs de l’Union Européenne (vêtements, musique, spiritueux, médicaments…). En France c’est 6,8 milliards d’euros ou 102 euros par Français et par an.

Les techniques de marquage sont un atout précieux pour la lutte anti-contrefaçon. Et ce n’est pas nouveau, ce domaine à son emblème : le billet de banque. La lutte contre la fausse monnaie a permis aux techniques de marquage d’évoluer sans cesse et a tirer l’innovation vers le haut. Mais ce domaine qui était préalablement accessible à une élite de produits se démocratise. Toutes les industries peuvent désormais y accéder et les intégrer dans leur process de production. Encore faut-ilidentifier ses besoins en la matière. On ne protège pas un pull comme on protège une bouteille de vin ou une voiture. 

En matière de marquage anti-contrefaçon, on peut identifier trois niveaux. Ces trois niveaux ne sont pas identifiés par les techniques de marquage mais par les techniques de lecture. C’est en effet, le nerf de la guerre : pouvoir différencier un produit contrefait et un produit authentique.

Un traceur visible à l'œil nu

Ces éléments sont visibles par tous. Quel intérêt alors ? Et bien ce n’est pas parce qu’ils sont visibles par tous qu’ils ne sont pas complexes à reproduire; c’est le cas par exemple des hologrammes. En plus d’être dissuasifs ils ont souvent une valeur esthétique. Les marquages de niveau un sont donc visibles à l’œil nu. Même si la vue est souvent utilisée, ce niveau peut aussi faire appel à d’autre sens comme le toucher par exemple avec une impression relief.

Un traceur détectable avec un lecteur

D’autres solutions nécessitent un lecteur. Dans ce niveau deux, deux options sont possibles le marquage est visible à l’œil mais son décodage nécessite un lecteur c’est le cas des codes barre-barres par exemple qui individualisent les produits, les lots et peuvent enfermer de nombreuses information. Mais le marquage peut aussi être invisible et se révéler à l’aide d’un lecteur UV, infrarouge. L’impression joue alors sur les longueurs d’onde. Dans ce deuxième niveau de protection le lecteur peut-être dédié à une marque ou non.

Un traceur détectable en laboratoire

Ce troisième niveau requiert le recours non seulement à un outil dédié mais aussi à de l’expertise pour être décodé. Il comprend essentiellement un seul type d’impression. Le marquage d’ADN de synthèse. Il ne s’agit pas d’un ADN biologique mais d’un ADN plus ou moins complexe fabriqué en laboratoire. Le marquage une fois effectué est invisible. Etant donné sa complexité de mise en place, il est inaccessible aux contrefacteurs mais il n’est pas non plus accessible à toutes les marques et tous les produits. Très onéreux dans sa mise en oeuvre il concerne des produits de grandes valeurs. les paquets de cigarettes ne sont recouvert que de l’ADN de leur consommateur par contre les cargaison de pétrole, les pierres précieuses peuvent se voir tracer de cette façon. Et la mise en oeuvre est complexe et onéreuse mais sur une large production elle peut s’avérer rentable. Il est ainsi question de marquage ADN pour les produits textiles largement visés par la contrefaçon.

La combinaison est la clé

Bien connaître ses besoins en matière de marquage de sécurité est essentiel. Il est important de connaître les tenants et les aboutissants de chaque niveau de protection pour faire un choix éclairé quant à ses produits mais aussi quant à sa production car le marquage de sécurité va devoir s’intégrer parfaitement dans le flux de production. Ensuite la solution adéquate ne se trouve pas forcément dans l’une ou l’autre des options mais plutôt dans leur combinaison. Un bon marquage de sécurité se doit d’être visible pour dissuader le contrefacteur, rassurer le client mais aussi être invisible avec lecteur dédié ou non. Dans tous les cas il est important de maîtriser son information pour jongler entre secret et communication choisie.